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On dit plus par ce qu’on fait que par ce qu’on dit. Les actes sont probants. Tout le monde peut dire des choses magnifiques. Suzanne Pasteau

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All your dice

All your dice are belong to us.

Lundi 31 janvier 2005

Je secoue mon crâne en quête du craquement

Qui de ma fatigue tire son aliment

Je remue mon ventre à la recherche du gargouillis

Scolopendre

Je ponds le saint sacrement guttural

Ce que le commun appelle un rot

 

Je mange des patates et des jambon-beurre

Je bâfre des pâtes et je bouffe comme au seizième siècle

P’têt bien que je suis un péquenaud de la planète Burp

Je m’étire les pattes comme si je débarquais tout juste de l’arche de Noé

Bonhomme je balade des yeux propriétaires sur tout ce qui traîne en cette basse terre

Je fais main basse sur une pomme et je baille à m’arracher la mâchoire

Et je me vautre dans des idées pas vraiment noires

Et j’engueule le temps qui passe pas assez vite

Pour me faire digérer les orgies de clémentines et d’andouillettes

 

(Décembre 1999)

par Tous A Babylone publié dans : Poésie
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Dimanche 30 janvier 2005
One day I realized that I was no longer a genius. I had allowed myself to gradually erode into just an average person. But what was even worse was I was still hanging onto this conception of what I thought I once was. It was easier than taking responsibility for my fucked up life. In reality I was no better or worse than anyone else.
par Cyril Pasteau publié dans : From
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Samedi 29 janvier 2005

P.R. : Mais c’est quoi, le subjonctif de moudre ? Que je moude ? Que je moudasse ?

C.P. : Que je moule ?

P.R. : J’arrête pas d’y penser...

O.C. : Faut pas rester comme ça, sinon on va devenir fous. (téléphone) Michaël, tu vas bien ? On a une question super importante à te poser avec Patrick. On sait pas comment conjuguer le verbe moudre au subjonctif. (...) Attends, je vais appeler mon père. (téléphone) J’ai pas réussi. Je vais peut-être réussir à joindre ma sœur...

 

O.C. : Maud, tu peux mettre le chauffage à l’arrière s’il te plaît ?

C.P. : La chaleur, c’est pour les faibles.

 

V.V. : On va faire une pause pipi dans deux minutes.

C.P. : Les pauses pipi, c’est pour les faibles.

 

O.C. : Tu écris dans le noir. Tu n’as pas besoin de lumière ?

C.P. : La lumière, c’est pour les faibles.

 

C.P. : Oh, c’est la pleine lune. (...) Grrr, grrrr, grrrrrrr ! (frénétique, attaque à coups de doigts l’épaule de Tower) Haribo... Cookies...

P.R. : T’es pas dans un jeu de rôle Cyril.

 

V.V. : Il y a des panneaux à gauche et à droite, je fais comment ?

C.P. : C’est du bluff ! Va tout droit !

M.B. appuie sur le klaxon.

V.V. : Taïaut ! Poussez-vous les lapins !

 

M.B. va acheter des cigarettes.

M.B. : C’était en train de fermer. La dame a été très gentille.

V.L. : Elle t’a reconnu à ton accent.

M.B. : J’ai pas d’accent je suis Parisienne.

V.V. : Elle t’a reconnu à ton odeur. Tu sens pas la Charentaise.

 

M.B. dans la maison.

M.B. : Tu sors, Olivier ?

C.P. : Pourquoi, tu veux aller en boîte ?

M.B. : C’est pour savoir si je peux prendre ton manteau, Olivier.

C.P. : Les manteaux, c’est pour les faibles.

O.C. : Tu as lu quoi récemment Cyril ? Nietzsche ?

par Cyril Pasteau publié dans : Souvenir
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Samedi 29 janvier 2005

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à rien.

L’amour est longanime ; l’amour est serviable ; il n’est pas envieux ; l’amour ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; il ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.

L’amour ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.

Maintenant donc demeurent foi, espérance, amour, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour.

 

par Cyril Pasteau publié dans : From
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Mercredi 26 janvier 2005
I guess each of us, at some time, finds one person with whom we are compelled toward absolute honesty, one person whose good opinion of us becomes a substitute for the broader opinion of the world. And that opinion becomes more important than all our sneaky, sleazy schemes of greed, lust, self-aggrandizement, whatever we are up to while lying the world into believing we are just plain nice folks. I was her truth object, and she was mine.
par Cyril Pasteau publié dans : From
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