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On dit plus par ce qu’on fait que par ce qu’on dit. Les actes sont probants. Tout le monde peut dire des choses magnifiques. Suzanne Pasteau

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All your dice

All your dice are belong to us.

Vendredi 3 juin 2005

I’m a sucker for a pretty face, like just about anybody who does not hang around some large bag of money or power, I guess. I don’t have no dough and I don’t have no power beyond the tip of my sword. I have been called callous and I have tried to fit in with the bad guys. I have been pretty much successful at that, tricking and stabbing my way through ever worse brawls and battles, until the Captain deserted and the whole outfit became a mess red bathed in blood and I deserted too. I dodged them all into the countryside and began to think I was some kind of inured badass mercenary. Wrong.

Boy, is she pretty. What with her almond eyes and business smile and a body fit for love, and the way she moves it you would think she spits her good looks.

She knows, of course. At some point during the bargaining, I must have lost my poker face. Should have let Jakob take care of the talking.

And now, she is waiting with that shine in the eye. The one which makes you shudder in the deep recesses of your heart. Okay, let’s roll. Yeah, pretty face. For your gold, we are going to spill some guts in this land of swords and knives.

Boy, I am such a sucker.

par Cyril Pasteau publié dans : Poésie
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Vendredi 27 mai 2005
par Cyril Pasteau publié dans : Points de vue
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Mardi 19 avril 2005

R.L., sur les genoux d’A.G., joue avec elle à Need for Speed Underground. Il pointe l’écran du doigt : Regarde ! On va prendre l’argent.

C.P. : Vous conduisez prudemment j’espère.

R.L. : Nan ! On prend l’argent !!

A.G. : On conduit toujours prudemment.

par Cyril Pasteau publié dans : Souvenir
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Mardi 12 avril 2005

C’est tirer sur une vache dans un couloir. Ou alors, massacrer un gros tas de terroristes réfugiés dans un coin indéfendable. Pas besoin de chance, pas besoin d’être bon. Il suffit juste de tirer.

par Serval Ink publié dans : Points de vue
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Dimanche 3 avril 2005

Nous venons de vous combattre mais nous sommes frères. Nous vous avons combattu pour votre propre liberté, matelots. Si vous désirez courir les mers librement, sans connaître d’autre maître que vous-même, ralliez-vous sous le Pavillon Noir. Que vous soyez Français, Anglais, Hollandais, Espagnols, Nègres ou Indiens, esclaves ou libres, vous êtes nos frères. Si vos chaînes vous plaisent, libre à vous de les garder et de retourner servir les puissants qui vous méprisent et à qui votre mort sera indifférente. Pourquoi regardez-vous notre pavillon avec appréhension, sa couleur vous effraie-t-elle ? Elle ne le doit pas, car seuls doivent trembler ceux qui méritent notre colère. Noir est notre pavillon, et voici pourquoi, frères : noire est l’âme des seigneurs pour qui le peuple n’est que chair à canon. Noirs les complots qu’ils ourdissent les uns contre les autres et dont la seule véritable victime est le peuple. Noire l’Eglise qui maintient le peuple dans l’ignorance et la terreur, en déclarant les rois bouchers de droit divin. Noires les souffrances des marins qui meurent sous le fouet s’ils osent regarder en face leur liberté.

Noire sera notre vengeance, lorsque nous deviendrons plus puissants que les puissants. Noir est le canon : notre voix et notre bras. Noire est la terreur du puissant livré à la merci de ceux qu’il a opprimés. Si Dieu ne nous veut pas vainqueurs, alors le deviendrons-nous par nous-mêmes, grisés par la beauté de la liberté que chaque jour nous embrassons. Si un jour un capitaine prend des allures de seigneur, il aura tout le temps de méditer son méfait, seul sur une île déserte, loin des compagnons qu’il a lui-même abandonnés. Les prétendus rois de droit divin ne sont autres que des malandrins à qui la chance a souri et permis de construire un royaume. Si notre flotte devient plus puissante que celle du Roy de France, alors celui-ci nous traitera comme les autres puissants. La seule différence viendra de sa nature de tyran, ce que jamais nous ne serons.

Bienvenue parmi les descendants des Frères de la Côte, à un contre cent, à un contre mille, nous vaincrons, car la liberté est notre alliée et la fraternité notre devoir. Si nous devons mourir demain, nous mourrons l’âme en paix, car si courte qu’aura été notre vie, nous, au moins, aurons vécu !

(Pavillon Noir : La Révolte est un jeu de rôle édité par Black Book Editions.)

par Cyril Pasteau publié dans : From
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