Sur le ressac clair
Jégrène mes notes amères
Et je rêve la terre disparue
Et limmensité solitaire
(Septembre 1995)

On dit plus par ce quon fait que par ce quon dit. Les actes sont probants. Tout le monde peut dire des choses magnifiques. Suzanne Pasteau
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Sur le ressac clair
Jégrène mes notes amères
Et je rêve la terre disparue
Et limmensité solitaire
(Septembre 1995)
Je suis une tortue renversée par cet après-midi qui sétend jusquau fond de la nuit
Le soleil me touche mais je ne peux le cerner
Et la torpeur bâillonne ma bouche
Je suis né avec leau et lété ma lavé
Mon esprit se pelote contre lui-même
Ma peau tattend
Lhorizon est proche, très proche
Les secondes qui passent
Sont autant de cavaliers du plaisir
Qui galopent sur mon désir
Ma peau tattend et je porte lété
En moi je le porte comme on porte un bébé
(Août 2001)
Le monde est constitué despaces. Lun de ces espaces contient ma perception, et bien plus encore. Il contient aussi des millions dagglomérats dastres. Autour dun de ces milliards de milliards dastres tourne une sphère. Jai demeuré sur la surface de cette sphère.
Avec mon aimée.
(Novembre 2001)
Fraîcheur étendue sur linfini,
Herbe verte sous ma peur
Tombée par terre sans un cri
Juin est chaud
Juin, comment peux-tu être si chaud
Envers moi ?
Les parfums se glissent dans ma peau
Les brins murmurent et simmiscent comme des
Mille-pattes dans mon dos
Le soleil pique et je capture
Lombre dun pommier
Je crains ce qui savance
Au-dessus de mon somme
Le soleil danse
Comme une ombre sur mon sommeil
(Décembre 1999)
jeté sur une plage
corps
réveillé, surpris
ressac électrique
alors je fais du piano comme on fait son lit
je suis une île
mais je sais bien quen fait je suis
un petit oiseau de paradis
mon pays cest la beauté
cette île ce midi nest que lendroit que jhabite
mais en me mirant dans le bleu du ciel
jai découvert que je nétais pas cet oiseau
que cet oiseau nétait que ma présence, mon souffle
je me souviens qui je suis
je suis le murmure de la plume dans lil du printemps
je suis une chanson qui aura été chantée
[et que le bien-être étouffe]
(Avril 2000)